Yapa et L-Acoustics L-Isa au New Morning Nous y étions

October 22, 2017

 

 

Le vénérable club parisien, qui a accueilli tant de vedettes du jazz, n’avait sans doute jamais connu un système de sonorisation tel que celui déployé ce 19 octobre pour le concert de Yapa, groupe de musiciens voyageurs regroupant un batteur percussionniste et trois guitaristes. Il faut dire que Christophe Combet, qui est l’un d’eux, occupe aussi chez L-Acoustics la fonction de directeur du sound design. Qui de mieux placé pour impulser le projet d’un concert le diffusion L-Isa, le système immersif développé par L-Acoustics ?

 

 

 

C’est lors d’une résidence à Marcoussis, dans les locaux de L-Acoustics, qu’a été préparé le concert, avec Sylvain Biguet, l’ingénieur du son qui travaille avec le groupe depuis vingt ans. « Nous avons passé quatre jours en résidence, où j’ai pu travailler mes scènes de mix dans des conditions réelles. Ce n’est pas ici, en arrivant à 14H, que j’aurais pu le réaliser, pour un concert à 21H. » Me confie-t-il.

 

 

D’autant qu’il y avait déjà fort à faire pour l’installation du système et son optimisation. Douze colonnes Syva posées sur des Syva low pour celles disposées en frontal et complétées d’un point de quatre Syva subs en font de scène. Frédéric Bailly, ingénieur d’application live chez L-Acoustics, nous en dit plus « En stéréo, ou même en LCR, la perception du mixage est non seulement différente pour chaque spectateur dans la salle, mais souvent très décorélée de l’image perçue des musiciens sur scène. Un spectateur à gauche dans la salle va entendre le son à gauche dans les enceintes alors que les musiciens sont répartis sur toute la scène. Avec L-Isa, l’ingénieur du son choisit où il localise le musicien, et chaque spectateur de la salle perçoit le son venant de la bonne direction. »

 

 

 

Bluffant en effet, de circuler dans la salle pendant les répétitions, et d’avoir une telle cohérence entre les scènes visuelle et sonore. Un coup d’œil sur l’écran L-Isa à la régie et je vois que la guitare à jardin est répartie sur deux enceintes Syva. Un nid à filtrage en peigne. Je me déplace sur scène d’une enceinte à l’autre, m’éloigne, repasse de droite à gauche… rien de perceptible en terme de détimbrage… Je file interroger le sémillant Sherif El Barbari, ingénieur en chef développeur de l’application L-Isa, venu de Londres pour l’événement. « Il y a deux explications à cela. La première est liée à la largeur de la dispersion de la colonne Syva, 140°. Si nous avions retenu des enceintes plus focalisées, le filtrage en peigne aurait été plus perceptible. Deuxième raison, la qualité des algorithmes de notre processeur L-Isa. Mais là, je ne peux rien te dire de plus. »

 

Christian Heil, le fondateur de L-Acoustics, était également présent. Il est l’un des trois initiateurs du projet L-Isa, pour lequel il a créé à Londres des locaux spécifiques, où des équipes dédiées phosphorent.

 

 

Syva et L-Isa sont faits pour s’entendre, du moins dans les lieux de petite et moyenne jauge, le concert du New Morning l’a montré. Sylvain Biguet, l’ingé son du groupe, a su utiliser les qualité du système en diffusion frontale des musiciens, mais aussi sur les effets enveloppant qui font entrer le spectateur dans une autre dimension, un autre rapport à l’espace. Une grande porte s’est ouverte, non seulement vers la qualité spatiale de la diffusion, mais aussi sur les possibilités créatives disponibles pour les artistes comme les techniciens.

 

 

 

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